Travail social: Karen Bocus une femme au grand coeur

2 mai 2020

Elle est aussi à l’aise dans une tenue de créateur que dans une simple paire de jeans et un T-shirt. Les podiums, les paillettes du show business, elle connaît. Mais ce qui fait vraiment vibrer Karen Bocus, 37 ans, mannequin de réputation internationale, c’est le travail social. Deputy Chief Executive Officer (CEO) de l’ONG Solidarite Marye Pike (SMP), elle n’hésite pas à se retrousser les manches pour apporter réconfort et sourire aux plus démunis.

Cela fait une dizaine d’années que Karen Bocus, qui a étudié les lettres modernes et le droit, fait du bénévolat. C’est, explique-t-elle, une façon d’«offrir une partie de soi». Elle veut faire comprendre aux familles vulnérables qu’elles ont, elles aussi, de l’importance dans cette vie. Il s’agit de «tout faire pour consoler ceux que le sort a déshérités des biens de la terre. Et permettre qu’ils gardent au moins un bon souvenir et qu’ils puissent laisser une trace de leur passage».

L’amour de son prochain anime Karen Bocus. Et c’est ce qui la pousse, malgré la peur du Covid-19, à se rendre au chevet des démunis, surtout en cette période difficile. C’est un défi certes, reconnaît-elle. Mais après tout, «quand on est entouré d’une équipe solide et d’un fondateur comme Jean-Michel Lee Shim, nous avons certes de gros défis à relever, mais nous en sortons grandis». Et puis, l’équipe de SMP est «bien protégée et entourée de médecins.»

L’éducation est la clé

De plus en plus de familles ont besoin d’aide durant cette période, poursuit la Deputy CEO de SMP. «Nous illuminons la vie de ces personnes. Bien que certaines restent sur leurs acquis, le personnel de la SMP les motivent à prendre leur vie en main.» Le plus réconfortant, affirme Karen Bocus, est de partager un repas chaud, d’essuyer une larme et de les consoler en leur tenant la main. «Le social se résume à des gestes très simples, en y mettant tout notre amour, notre patience et notre sagesse.» C’est d’ailleurs l’une de ses devises : «Vivez avec sagesse car la sagesse apporte tout le reste.»

A-t-elle des suggestions pour améliorer le sort des démunis ? «Des suggestions, il y en a tellement !» lance Karen Bocus.  Elle explique que la situation dans laquelle les personnes vulnérables se trouvent découle «d’un problème ancestral qui dure dans une famille de génération en génération». L’éducation, selon elle, est la clé. «Il suffit de former un membre de la famille qui partagera son savoir-faire aux autres membres. Il deviendra alors le modèle de la famille.»

Qu’est-ce qui l’a le plus marquée depuis le début du confinement ? Karen Bocus parle de la condition d’un homme souffrant d’une hernie. A la suite d’une autre maladie, les membres de son corps ont subitement gonflé ; depuis, il est alité. «J’imagine la douleur de cet homme contraint, toute une journée, de fixer le plafond et ne pouvant bouger», confie-t-elle émue.

Bouquiner pour se cultiver

Pourquoi s’être tournée vers l’ONG SMP pour faire du travail social ? «C’est la vision du fondateur qui a attiré mon attention. Je n’ai jamais vu une association opérer de la sorte», s’enthousiasme Karen Bocus. Elle rappelle qu’il y a une cinquantaine de centres à travers l’île, animés par le même désir d’aider. La Deputy CEO de l’ONG cite en exemple le cas d’une famille qui avait tout perdu dans sa maison. «Après une simple visite, le fondateur a tout rénové et cette action reste incroyable…»

En dehors de sa vie professionnelle, cette adepte de musique classique est la mère comblée de deux enfants, une fillette de 5 ans et un garçon de 11 ans. Elle avoue que malgré avoir établi un calendrier défini, il est difficile de concilier vie familiale et vie professionnelle. C’est devant la télé et des dessins que Karen Bocus, casanière, passe du temps avec eux. Elle adore bouquiner car, dit-elle, c’est la meilleure façon de se cultiver.

Karen Bocus | SMP | travail social



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