Lacaz A lance un livret pour mieux comprendre les accros

19 février 2020

 

 

Cadress Rungen, diacre, montrant le livret publié par Lacaz A. Il a pour but d’expliquer le phénomène de la toxicomanie.

Le lancement du livret intitulé ‘Ensemble, construisons une société axée sur le bonheur  a eu lieu ce mercredi 19 février 2020 au siège de Lacaz A, Port-Louis. Ce livret thématique sur les accros à la drogue et l’alcool comprend des mesures préventives, décrit le processus de réhabilitation et met l’accent sur le soutien familial. Il a pour but de sensibiliser la population.

Ce document a été rédigé avec la participation de nombreuses personnes telles que le Père Gérard Mongelard, l’aumônier du Groupe A/Lacaz A, Cadress Rungen (diacre), Ragini Rungen (coordinatrice du Groupe A de Cassis), Jean Bruneau (président du Centre d’Accueil de Terre-Rouge), Letissia Molen (Jeune engagée au sein du groupe A de Cassis). 

« Le maître-mot pour moi, c’est ‘ensemble’ », souligne Père Gérard Mongelard. Il explique que ce combat est difficile, mais qu’il est possible de bien le mener avec la solidarité de tout un chacun. Face à la presse, il a fait comprendre que l’espérance est la clé pour lutter contre le fléau de la drogue. «Tou soufrans lezot bizin nou soufrans », souligne-t-il avec fermeté. 

Le calvaire d’une mère

Letissia Molen, jeune engagée au sein du groupe A de Cassis, a précisé qu’il faudra mettre davantage de ressources dans le domaine de l’art et de la culture pour que les jeunes puissent s’épanouir et évitent ce mal. Il est également important que les adultes croient en ces jeunes, ajoute-t-elle.

Sheryl (prénom fictif), dont le fils de 37 ans est toxicomane, était présente pour le lancement du livret et en a profité pour raconter son calvaire :  « Je vis seule avec mon fils et cela fait plus de dix ans qu’il est dépendant de la drogue. C’est une souffrance extrême sachant qu’il pourrait lui arriver quelque chose de grave. Je vis dans la peur et dans le désarroi au quotidien. ». Elle raconte que son propre fils se met à voler sa propre mère afin d’avoir sa dose quotidienne. Elle explique que l’association Lacaz A lui est d’une grande aide avec l’écoute et le soutien des membres.

A noter que le Groupe A de Cassis sillonne différents quartiers à travers le pays pendant trois mois avec dix animateurs. Cet exercice leur permet d’identifier les personnes qui ont le plus besoin de leur aide et après une formation étalée sur neuf sessions, ces personnes bénéficient d’une retraite résidentielle pendant un weekend. Ensuite, l’exercice reprend pour identifier de nouvelles personnes. Environ 500 personnes ont bénéficié de ce programme à ce jour.

alcool | drogue | Lacaz A | Toxicomanie



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