Covid-19: l’industrie du mariage fait une tête d’enterrement

3 mai 2020

Covid-19, mariage

L’industrie du mariage n’y fait pas exception. Comme presque tous les secteurs d’activité, celle-ci est, elle aussi, à l’arrêt à cause du Covid-19. Plongeant dans l’angoisse des prestataires de services et forçant les couples à revoir, voire annuler leur plans.

C’est notamment le cas de Krishma R., qui a reporté son mariage à janvier 2021. «Je devais me marier ce 3 août, mais nous avons finalement décidé de reporter la cérémonie à l’année prochaine.» Une décision qui n’a certes pas été facile à prendre, d’autant que tous les préparatifs étaient presque complétés, mis à part quelques retouches dans ses tenues. «Je préfère célébrer mon mariage dans des conditions plus calmes plutôt que dans une atmosphère où tous les invités seraient inquiets d’être infectés par le virus», souligne Krishma R.

Commandes annulées en quelques heures

Qui dit mariage dit aussi maquilleurs, photographes, designers, coiffeurs et toutes les autres personnes liées à cette industrie. Celle-ci vit un véritable chamboulement avec le Covid-19, confirme Nushra Niamut, maquilleuse à plein-temps. La jeune femme de 22 ans, qui évolue dans l’industrie du mariage depuis six ans, ne travaille plus depuis février. Son métier a connu un «arrêt brutal» en raison de la pandémie. En l’espace de quelques heures, tous ses emplois pour les mois à venir ont été annulés. Cela, raconte-t-elle, a été son pire cauchemar.

Presque tous les mariages pour lesquels ses services avaient été retenus ont été reportés. «Je peux dire qu’une vingtaine de réservations ont été reportées soit à cette année, soit l’année prochaine.» Elle fait valoir que l’année dernière, à la même période, «je faisais des séances de photos pour les fiançailles et les couples plusieurs fois par semaine et je me préparais pour les mariages tous les week-end». Nushra Niamut s’inquiète pour l’avenir. «Le coronavirus a complètement changé le monde et nous sommes incertains de ce à quoi les choses ressembleront quand tout sera fini.»

Insécurité professionnelle

Ce revirement de situation, Jeshika Choomucksing y est également confrontée. Fondatrice de Dream Dresses, elle travaille dans l’industrie du mariage depuis trois ans. «Cette pandémie m’a fait ressentir un sentiment d’insécurité professionnelle et financière», déplore-t-elle. «Au lieu de vendre plus de robes en cette saison de mariage, nous nous retrouvons avec des pertes», ajoute-t-elle. Son entreprise a été directement touchée par le Covid-19, l’obligeant à annuler toutes les commandes faites auparavant. Trois de ses shows prévus cette année ont également été annulés.

Le Covid-19 fait payer un lourd tribut aux gérants des petites entreprises comme la sienne. Jeshika Choomucksing a de nombreuses craintes. Elle appréhende que le propriétaire de l’immeuble où se trouve sa boutique ne demande un loyer. Ou encore que la valeur de son entreprise ne chute. Elle redoute également de subir de grandes pertes si elle propose une baisse de prix de ses robes. Son magasin, fait-elle comprendre, risque fort de fermer.

Vers une nouvelle approche

«Le coronavirus a eu un impact négatif sur mon travail», concède, lui aussi, Akhilesh Ramkurrun, photographe pour les mariages depuis 2014. Le jeune homme peut néanmoins compter sur les revenus que lui rapporte son métier d’enseignant. Il indique que cette période est d’habitude la plus chargée de l’année pour tous ceux qui travaillent dans l’industrie du mariage. A ce jour, poursuit-il, près de onze couples ont envisagé la possibilité de reporter leur mariage au moins jusqu’en novembre ou décembre, voire l’année prochaine. Il n’y a eu aucune annulation toutefois, fait-il ressortir.

Cependant, le jeune homme ne voit pas que du mauvais dans le Covid-19 et le confinement subséquent. «Cela nous donne l’occasion de réfléchir à notre approche créative en matière de photographie et de la renouveler.»

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