Confinement: les oeufs de Pâques n’ont pas posé un lapin aux enfants

12 avril 2020

Covid-19, confinement, Pâques

Nadine Prosper a acheté des oeufs de Pâques pour faire plaisir à ses deux fils.

Au menu, canard ou agneau ou dinde… et, surtout, des oeufs en chocolat ou lapin en chocolat. C’est à quoi ressemble d’habitude la table de Pâques, que l’on célèbre ce dimanche 12 avril. Car qui dit fête de Pâques, dit œuf de Pâques. Mais est-ce vraiment le cas cette année, en pleine période de confinement dû au Covid-19 ? Ces oeufs en chocolat, qui font le plaisir des petits et des grands, seront-ils au rendez-vous ?

Il y en a ceux, comme Nadine Prosper, qui n’ont pas dérogé à la règle. Histoire d’apporter un peu de normalité à la situation actuelle. «La situation est complexe avec ce confinement. Je fais tout pour mettre un sourire sur les lèvres de mes enfants», explique la mère de famille. C’est hier, samedi 11 avril, que cette habitante de Goodlands s’est rendue au Super U de Grand-Baie. «Avec le confinement, j’ai cru que les distributeurs de chocolat nous poseraient un lapin.» Nadine Prosper a toutefois été agréablement surprise. «Les œufs de Pâques étaient bel et bien disposés dans les rayons», se réjouit-elle.

Et qu’en est-il des prix ? Certes, certaines marques coûtent peut-être plus cher, mais la mère de famille dit ne pas avoir vu de grandes différences. Du reste, sa priorité était surtout de faire plaisir à ses enfants. Car comme tous les parents en cette période, Nadine Prosper fait de son mieux pour embellir leur quotidien. «Je suis heureuse qu’on ait pu acheter les œufs de Pâques pour mes deux enfants.»

Covid-19, confinement, oeufs de Pâques

Pour Anaïs Magny, acheter des oeufs de Pâques n’est pas une priorité.

Pourtant, d’autres Mauriciens ont, eux, fait le choix de se passer d’oeufs de Pâques. Anaïs Magny en fait partie. S’acheter les œufs de Pâques avec le confinement ? Pas question, répond-elle. «J’ai l’habitude d’en acheter chaque année, mais on ne s’est pas déplacé pour acheter uniquement des chocolats. C’est de la folie !» s’exclame-t-elle. Si pour certains les œufs de Pâques sont primordial, cette habitante de Rose-Hill martèle qu’il ne s’agit que d’une coutume. Pour elle, vivre sa foi est essentiel dans la vie d’un chrétien. «Seki nou bizin fer, se viv nou lamess e nou laprier.» C’est d’ailleurs dans la sobriété qu’Anaïs Magny compte vivre ce dimanche de Pâques. «Je fêterai la Pâques en toute simplicité avec ma famille.»

Et à l’île soeur, qui se retrouve dans le même bateau que nous, les oeufs de Pâques seront-ils au rendez-vous ? «Cette année, la fête de Pâques a été moins médiatisée que les autres années à cause du confinement» fait remarquer Kovilla Gnagnapregassin. Mère de deux enfants, elle dit acheter des oeufs de Pâques pour faire plaisir à son fils aîné. L’habitante de Saint-André affirme qu’elle n’a pas eu de difficultés à en trouver. Il y a toutefois moins de choix que d’habitude, fait-elle comprendre.

Covid-19, confinement, oeufs de Pâques

Kovilla Gnagnapregassin a caché les oeufs de Pâques pour que ses enfants puissent s’amuser à les chercher.

La jeune femme, qui est de foi tamoule, raconte que depuis son enfance, sa famille célèbre la Pâques ainsi que Noël. Mais pas forcément en assistant à la messe, à l’église. «Nos parents marquaient cette fête en réunissant la famille autour d’un repas. Aujourd’hui, je le fête de la même manière qu’eux. Sauf qu’avec le confinement nous sommes contraints d’organiser notre repas entre nous, sans invités.» Toujours est-il que Kovilla Gnagnapregassin a tout prévu pour que ses enfants puissent passer une belle journée. «Je cacherai des œufs pour que les enfants puissent quand même s’amuser. Je ne veux pas que ce dimanche de Pâques ressemble aux autres dimanches de confinement ou que ce soit une simple journée qui se répète chaque jour depuis plusieurs semaines.»

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