À Rose-Hill : « Enquête policière » sur des ‘moutouk’

23 février 2020

Image d’archive. Les ‘moutouk’ de ce genre ont fait le buzz sur la toile cette semaine, notamment en trouvant leur chemin dans des assiettes…

L’image était troublante. Au courant de cette semaine, un  client  a commandé un ‘minn bwi‘ dans la région de Trèfles. À sa grande surprise, son plat contenait des ‘moutouk’, ou asticots, encore vivantes. Confronté par le client, la cuisinière s’est défendue en faisant croire qu’il s’agissait plutôt de « saucisses ». D’un genre qui bouge tout seul à priori. Un deuxième cas a aussi fait surface à Floréal : un client a publié sur les réseaux sociaux la découverte d’autres asticots dans une boîte d’œufs achetée dans un supermarché de la région. L’un des œufs s’était cassé et l’intérieur de la boîte était rempli de larves. Un ancien inspecteur des services sanitaires explique comment se déroule l’enquête dans de pareils cas…

D’où viennent les « moutouk » ?

Si dans le cas de Rose-Hill, le maire Ken Fong assure qu’une enquête a été ouverte par le ministère de la Santé et la police, on peut se demander comment on se retrouve avec une assiette pleine d’asticots vivants sans que la cuisinière s’en soit aperçue avant de la servir ? Darwin Ramasawmy, ancien inspecteur sanitaire au ministère de la Santé, estime que le problème pour ce cas à Trèfles, viendrait de la viande : « Il est possible que la viande ait été préparée d’avance et que le conteneur a mal été  fermer. » Selon lui, la viande préparée d’avance et mise de côté a pu donner l’occasion à des mouches de venir y pondre leurs oeufs. « La viande a été ensuite arrosée sur les nouilles », suppose cet ancien inspecteur. 

Quelles seront les sanctions qu’encourent les commerçants concernés en pareil cas ? Tout dépend en fait des inspecteurs sanitaires du ministère de la Santé . Selon le Food Act de 1998, toute personne trouvée coupable d’un délit sous cette loi est passible d’une amende minimale de Rs 2 000 et d’une peine d’emprisonnement maximale de deux ans. 

Enquête policière

Mais il faut d’abord qu’il y ait une complainte pour que les enquêteurs de l’hygiène puissent débarquer sur les lieux du crime, notamment la cuisine. « Ce genre d’enquêtes se déroule de la même manière qu’une enquête policière » , assure Darwin Ramasawmy. Il faut pouvoir opérer à la manière des « Experts » et recueillir les preuves. 

Les sanctions qui pleuvront dépendront de l’état de la cuisine et de ustensiles. Les peines deviennent de plus en plus importantes pour les récidivistes. L’accusé, soit le propriétaire du restaurant, aura bien sûr droit à un avocat pour le défendre en cour face aux preuves réunies par les inspecteurs. Il revient alors au magistrat de trancher…. 

larves | Moutouk | restaurant | Rose-Hill | sanitaire



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