Ode aux femmes

8 mars 2020

Ode à celles que l’on qualifie de sexe faible. Durant plus de 100 ans, nombreuses sont ces femmes, ce sexe faible, à s’être battues pour que la gent féminine ait des droits dans une société patriarcale. Aujourd’hui encore, nombreuses sont ces femmes qui ne cessent de faire entendre leur voix pour survivre dans un monde où l’on clame haut et fort, à tort, qu’hommes et femmes sont égaux. À Maurice d’ailleurs, combien de fois avons-nous assisté aux coups de gueule de ces féministes ? Combien de fois leurs combats et leurs réussites ont fait la une des journaux ; nos dix doigts ne suffisent pas pour les compter.

La société va certainement encore une fois profiter de la Journée internationale des droits des femmes pour rendre hommage à celles dont l’histoire inspirera sans aucun doute nos petites-filles. 

Les années ont changé, le monde a évolué, mais dans une société qui se dit pour l’égalité des genres, les femmes font toujours face à l’adversité. Elles se font violer pour une jupe trop courte. Elles se font battre pour avoir osé crier leur indépendance. Pire, elles se font harceler pour avoir été gentilles.

Les abus physiques sont parfois dénoncés mais que fait-on de ces abus psychologiques ? Les attentes patriarcales dont il nous est difficile de se libérer. Ces phrases dures à l’encontre d’une femme qui a des difficultés à enfanter. Les commentaires sexistes face à celles qui refusent le rôle de mère. Combien de fois avons-nous entendu : tu n’es pas femme si tu n’as pas donné naissance ? Malgré le libre arbitre, certains choix de la femme sont souvent dictés par des idéaux construits à l’époque où elle n’avait pas son mot à dire. Combien de familles élèvent leurs filles pour qu’elles deviennent une bonne ménagère ? Combien de belles-familles critiquent la nouvelle belle-fille car elle ne correspond pas à la traditionnelle femme au foyer ? Combien d’infidélités sont pardonnées par des femmes débordantes d’amour ou qui n’ont tout simplement pas le choix ?

Il est l’heure de se réveiller,
de se prendre en main et de s’entraider

Le plus difficile à accepter, c’est le fait que certaines femmes cautionnent tous ces faits. Combien de mères ont caché l’adultère de leurs fils ? Combien de femmes ont ignoré l’appel d’autres femmes battues ? Ne parlons pas des critiques, elles pleuvent de partout. Le nombre de femmes qui se disent féministes et qui poignardent leurs consoeurs dans le dos est trop élevé pour que l’on n’en parle pas. Il est l’heure de se réveiller, de se prendre en main et de s’entraider.

En ce jour de fête, célébrons cette femme qui est à la fois mère et père. Celle qui cumule plusieurs petits boulots pour élever ses enfants de la meilleure façon possible. Combien d’entre nous connaissons cette charmante petite dame qui se lève en même temps que le soleil pour aller travailler la terre ? Son visage parfois tiraillé par l’inquiétude démontre le courage et la persévérance dont elle regorge. Saluons la patience de cette mère de famille devenue veuve et qui, malgré un cœur déchiré, aborde un sourire éclatant pour le bonheur de ses enfants.

N’oublions pas ces demoiselles qui choisissent de faire carrière dans les secteurs souvent dits masculins. Leurs forces, leur enthousiaste et leurs motivations sont des exemples à suivre. Prions pour ces mères, ces sœurs et ces filles qui sont victimes de toxicomanie. Leurs agissements ne sont peut-être pas conformes aux valeurs d’une société juste, mais n’est-ce pas plus mal de notre part de juger ou d’oublier ces femmes qui font face à une tout autre réalité ?

Cessons nos regards accusateurs sur les travailleuses du sexe. Ne nous attardons pas sur les services intimes qu’elles procurent quand nous ne connaissons pas leurs souffrances.

Acclamons haut et fort Nature Girls, qui militent contre les stéréotypes de la beauté. Ode à celles qui n’ont pas peur de s’afficher en public avec la coupe de Bonny M sur la tête. Ode à celles dont les imperfections physiques ne sont pas un obstacle à leur épanouissement. Parlons de celles dont le corps est tatoué de la tête aux pieds mais qui renferme une belle personnalité.

Et même si aujourd’hui c’est la femme qui est mise à l’honneur, tournons nous un instant vers cet homme qui s’occupe des enfants pour que sa femme puissent réaliser ses rêves. Tout notre respect à ce père qui a su élever seul une fille qui aujourd’hui le rend fier.



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