[Zordi Gaming] Resident evil 3: les fans de la première heure déçus

5 avril 2020

Zordi Gaming, Resident Evil 3

Nemesis est un ennemi qu’on ne peut apparemment pas arrêter et qui ne cesse de vous poursuivre.

Resident Evil 3 est tout aussi magnifique que le remake de Resident Evil 2 ; les graphismes impressionnants du jeu utilisent brillamment la lumière et l’obscurité oppressante. Et il est facile de tomber sous le charme des personnages, Jill Valentine et Carlos Oliviera. Mais le fait est que ce remake n’en est pas un. Resident Evil 3 n’est pas la suite du deuxième. Et Resident Evil 3 n’est pas le remake de Resident Evil 3: Nemesis (1999). Pour les nouveaux venus, le jeu peut être excellent et intense, mais pour les fans de longue date de la série, il y beaucoup de choses qui manquent à l’appel. 

Seulement une année après l’excellent remake de Resident Evil 2, Capcom a sorti, le 3 avril 2020, le remake de Resident Evil 3. Ou plus exactement, une autre vision de l’histoire originale du jeu, qui n’y est, du reste, pas très fidèle. Ce Resident Evil 3 (2020) est bien différent du jeu sorti il y a 20 ans. Difficile alors de parler d’un remake lorsque de nombreux lieux ne sont pas présents et que l’histoire met l’accent sur certains personnages qui sont bien moins développés qu’autrefois.

Des bases négligées au profit de l’action

Le jeu démarre fort avec l’apparition de Nemesis dès les premières minutes, alors que dans l’original il fallait jouer un certain nombre d’heures pour apercevoir le monstre. Jill Valentine ne se rend pas au poste de police dans cette nouvelle version, alors que c’était là-bas qu’elle avait fait face à Nemesis pour la première fois. D’autres passages iconiques et boss ont aussi été enlevés ; par exemple le passage dans le parc de Racoon City et le ver de terre géant. Sans compter que presque tous les puzzles, qui donnaient un charme particulier à l’original, ont été supprimés ; les quelques puzzles qui sont toujours dans le jeu sont d’une facilité déconcertante, ne forçant pas vraiment le joueur à se creuser les méninges.

En jouant, on a presque l’impression que les développeurs ont peut-être été trop pressés de sortir le jeu. L’accent est mis sur l’action, les bases qui avaient fait le succès de l’original ayant été négligées. Il est bon de noter que le jeu peut être complété en seulement cinq heures si vous prenez votre temps et explorez tous les recoins des lieux. Après tous, cette version ne vient qu’un an après le remake du 2.

Les notes positives

Le jeu n’est pas nécessairement mauvais. Il pâtit sans doute des grandes attentes des fans et du succès du remake du 2. Raccoon City est une ville intéressante à explorer, avec ses ruelles tortueuses et ses enseignes au néon qui éclairent des groupes de zombies désordonnés qui se déplacent avec des mouvements imprévisibles, ce qui fait que viser leur tête est une tâche difficile. Courir et trouver des objets dans l’ouverture du jeu, tout en tirant sur les zombies et en fuyant Nemesis, est un classique de Resident Evil.

Il ne faut pas longtemps pour que Nemesis s’arme d’un lance-roquettes, puis d’un lance-flammes. Ce qui amplifie l’intensité des poursuites et révèle que ce monstre est plus qu’une simple masse de muscles. Il est assez intelligent.

Il y a de scènes dignes d’un film d’action hollywoodien et de grosses explosions qui frappent quand on s’y attend le moins. Et quand vous prenez le contrôle de Carlos, qui se trouve au département de police de Raccoon City juste avant les événements de RE2, c’est un clin d’œil amusant au jeu précédent, mais avec la puissance de feu accrue de la mitrailleuse de Carlos et des coups-de-poing surhumains.

Resident Evil 3 | zordi gaming



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