Musique: Osmosis Project défie le confinement et sort un album

23 avril 2020

Osmosis Project, album, confinement

Ils avaient prévu un album pour mars. Et ils ont sorti leur album en mars. Et cela, malgré le confinement suivant l’annonce des premiers cas de Covid-19 à Maurice. Il n’était pas question pour les membres d’Osmosis Project de se laisser abattre. Ce groupe est composé de quatre amis les uns plus talentueux que les autres. Découverte.

Cet album est le premier-né du groupe. Ils ont travaillé dur pour réussir à le mettre sur pied. Et ce n’est sûrement pas le Covid-19 qui arrêtera un projet aussi important pour eux. D’ailleurs, l’album porte le nom du groupe. Une appellation qui n’a pas été choisie au hasard. «C’est notre premier album et du coup, on a voulu présenter le groupe et nos projets», expliquent-ils.

L’album compte 10 titres de différents styles. On y trouve de la dub, trap, dubstep et trip hop. Une musique certes pas commune, mais qui vaut le détour. Les textes sont principalement écrits par Benzi Siniska, dont le nom d’artiste est Kaira, et Sandrine Raghoonauth. Cette dernière ne fait pas partie du groupe mais elle a beaucoup contribué à la réalisation de l’album. Elle est d’ailleurs l’une des voix féminines que l’on entend. On y retrouve également celle de Céline Chowrimootoo, sur Timewaste en particulier. La musique a été composée par Julien et Matthieu Thomas ainsi que Yannick Moutoo. Un véritable travail d’équipe en parfaite symbiose.

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«C’est un album entièrement auto-produit. Avec l’aide de quelques amis pour tout ce qui est graphique, artworks. Il est conçu de textes conscients et la musique, quant à elle, porte le message à merveille. On la kiffe nous, cet album. Il renferme tout ce qu’on aime», met en avant Benzi.

Sa source d’inspiration, Osmosis Project la puise dans la société. «Les choses ne tournent pas rond dans le monde entier. Pour ce qui est de l’inspiration instrumentale, on l’a puisée dans un style de musique assez reggae / électro. Nous voulions apporter quelque chose de différent dans le contexte local. Donc Electronica», souligne Benzi.

Mais est-ce que lancer un album en plein confinement n’a pas été dur ? «Non», répondent les jeunes artistes. «Cela a plutôt changé notre plan de départ, qui était de lancer l’album en version CD. Il a fallu vite s’adapter et modifier les objectifs.  Tout était déjà prévu pour le lancement ‘en ligne’ de l’album, qui est devenu notre objectif primaire. Maintenant nous espérons pouvoir lancer la version CD et commencer les tournages vidéo à la manière DIY avec l’aide d’amis talentueux», fait ressortir Benzi.

On peut dire que depuis Baz’Art, le groupe a fait son petit bonhomme de chemin. On leur souhaite bonne continuation.



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